mardi 10 avril 2012

BEETHOVEN : 5ème Symphonie "Pa Pa Pa Paaaam" – Erich Kleiber vs Carlos Kleiber - par Claude Toon

 "Le destin frappe à la porte…."

C'était inévitable ! Le Deblocnot' sans une chronique sur la 5ème symphonie de Beethoven, c'est comme un jour sans pain, Paris sans la tour Eiffel, une chronique de BBP sans délire verbal. Les cinq mesures initiales dites "le destin frappe à la porte" font partie du patrimoine mondial du thème musical. Pam Pam Pam Paaaam, la rythmique de "Ici Londres…, Rockin' parle au français". (Vous suivez sa campagne présidentielle, j'espère !)
Trouver un peu d'originalité dans cet article, à propos d'une œuvre aussi universelle, posait problème. Il est notoire que même les personnes les plus allergiques à la musique classique finissent par vibrer face à l'énergie évidente et immédiate de cette partition. Je vais donner priorité aux interprètes et en particulier aux enregistrements légendaires. Erich Kleiber, le père quasi indigne de Carlos Kleiber l'enregistre en 1953 à Amsterdam. Le fils aura sa revanche en gravant en 1975 à Vienne ce que beaucoup considère comme LA version de référence du monument. Exagération de discophile ? Réalité musicologique ? Prenons l'affaire par son début…

 Beethoven et sa 5ème symphonie


En 1808 Beethoven est déjà célèbre (voir la biographie dans la chronique du Concerto l'Empereur). Certes son caractère s'est assombri à cause de sa surdité qui progresse inexorablement depuis 1802. L'Europe est à feu et à sang, plongée dans les guerres napoléoniennes. Le compositeur, qui a été tenté par le suicide, se réfugie dans la misanthropie. Il compose deux nouvelles symphonies la 5ème et la 6ème dite "Pastorale" - Beethoven pratiquait ainsi, écrivant des couples de symphonies en alternant les climats -, "La pastorale", une œuvre plus sereine, à programme bucolique. Le 22 décembre, la création des deux ouvrages a lieu lors d'un concert fleuve de 4 heures. Entre les musiciens mal préparés et la mauvaise audition du maître, c'est le massacre. Comme souvent pour les innovations majeures, le public n'est pas conquis, mais très rapidement les exécutions données en Europe provoqueront l'enthousiasme et la popularité suivra.
Les premiers accords nous sautent au visage. "Le destin frappe à la porte", l'expression est restée. Peu d'œuvres,  quel qu'en soit le genre, possèdent une introduction aussi brutale pour ne pas dire vindicative, un motif assené deux fois, qui cloue sur place. Les accords sont pourtant d'une grande simplicité (ci-contre). Beethoven aimait à dire : "entre plusieurs mélodies, je ne choisis pas la plus élaborée ou la plus belle, mais celle qui frappe le plus". C'est réussi. C'est également la première utilisation d'un leitmotiv, technique qui trouve son aboutissement chez Wagner.
L'ouvrage avait été ébauché en 1805. C'est de l'énergie à l'état pure, organisée très classiquement en quatre mouvements : Allegro, Andante, Allegro (menuet sans reprise) pour attaquer sans pause l'Allegro finale par un titanesque triple accord descendant. L'orchestration est étendue vers un effectif plus romantique par l'ajout, à l'orchestre classique (2/2/2/2, cordes, 2 trompettes, 2 cors et timbales), d'un picolo, de 3 trombones et d'un contrebasson.
Dans ses mémoires, Berlioz qui en 1828 découvrait l'œuvre entendit son maître Lesueur dire "C'est égal, il ne faut pas faire de la musique comme celle-là !". Hector qui l'aurait dirigé avec un sabre lui répondit, pince-sans-rire : "Soyez tranquille, cher maître, on n'en fera pas beaucoup".

 Les Kleiber, père et fils, deux destins tourmentés
Nous avons déjà rencontré Carlos Kleiber lors d'un article dédié à ses enregistrements des valses de Vienne,  miraculeusement interprétées lors des concerts du nouvel an, en 1989 et 1992. Remontons d'une génération.
Erich Kleiber est né à Vienne en 1890. En 1925, il prend la direction de l'opéra de Berlin. Moderniste, il crée "Wozzeck" de Berg. L'arrivée du Nazisme envoie la musique de Berg et notamment "Lulu", son second opéra, dans la catégorie "art dégénéré". Kleiber, peu sympathisant du régime nazi, démissionne et part s'installer en Argentine. C'est avant cette émigration que naîtra son fils Carlos en 1930. Il prendra la nationalité argentine en 1938. En 1939, il rompt son contrat avec la Scala de Milan dans l'Italie mussolinienne. "... [Puisque] la Scala est refusée aux Juifs ... alors tant comme Chrétien qu'artiste, je ne peux plus coopérer."
De cet homme a priori éclairé, on comprend mal le mépris envers le fils qu'il estime "bon à rien", destiné ainsi à devenir chimiste et non musicien, ce que pourtant l'enfant espère avec force. Cette époque est marquée par un intense travail au Teatro Colón de la capitale argentine.
Après la seconde guerre mondiale, Erich Kleiber reprend son poste à l'opéra de Berlin située en zone soviétique. Il constate qu'hélas le stalinisme ne vaut pas mieux que le nazisme et ne donnera même pas un concert. Sa carrière va se poursuivre comme chef invité jusqu'en 1956 date à laquelle il meurt. Son fils Carlos avec lequel la réconciliation commençait, le trouvera ensanglanté dans sa baignoire. Suicide ou mort naturelle ? Le mystère reste entier.
La vie et la carrière des deux hommes présentent de troublantes ressemblances. Tous les deux joueront un répertoire restreint mais travaillé jusqu'à la perfection, ils voyageront peu (seuls les évènements et les choix idéologique d'Erich Kleiber expliquent son départ pour l'Amérique Latine), et rejetteront des postes ambitieux. Carlos refusera en 1989 la succession de Karajan à la Philharmonie de Berlin, non par manque de talent, mais parce que son répertoire étroit ne coïncide guère avec l'éventail sans limite d'œuvres connues par cœur par cet orchestre forgé par le maître autrichien. Comme pour son père, c'est avec "Wozzeck" que sa carrière débutera. Atteint d'un cancer depuis de longues années, Il meurt en 2004. On a évoqué un suicide consécutif à la disparition de sa femme 7 mois auparavant. Même interrogation que pour son père, je n'y crois guère. Mais qui mieux que ces deux chefs, aux destins singuliers voire tragiques, pouvaient s'identifier au chef-d'œuvre dramatique de Beethoven ?
Carlos Kleiber enregistrera encore moins que son père, mais son patrimoine discographique se situe à un tel sommet qu'il est difficile de l'ignorer quand on évoque une œuvre qu'il a enregistrée (Richard Strauss, Wagner, quelques Beethoven, Brahms, Schubert, et Johann Strauss comme nous l'avons vu en décembre 2011).
D'où l'intérêt de confronter les conceptions de cette 5ème symphonie par un père et un fils dont les personnalités sans concession avaient tendu leurs relations à l'extrême.

 Erich Kleiber (1953) Decca

1 - Allegro : Quatre coups brefs. Un destin qui se fait péremptoire mais ni terrifiant ni fatidique. Erich Kleiber s'abstient de tout effet de "traînage de notes" et de rubato, tournant volontairement le dos au pathétisme affecté d'autres interprètes. Pour ce chef rigoureux, la mesure est la mesure, le tempo est le tempo, il y a Beethoven et uniquement lui. Dès l'énoncé du premier thème, le sentiment de marche en avant est saisissant, implacable certes, mais curieusement le climat en ressort dédramatisé. Le destin a frappé, mais l'existence doit se dérouler sans crainte, la vie doit accepter un combat quotidien. Beethoven met-il en scène le combat contre l'incompréhension, l'obscurantisme… la surdité ? Le discours assuré par le Concertgebouw est d'une extraordinaire précision, les bois chantent clairement, les cordes son magnifiques, à la fois brillantes et arides. Erich Kleiber dirige d'une manière quasi concertante pour permettre à chaque instrument ou groupe instrumental de jouer leur rôle, de s'affronter. Le leitmotiv introductif réapparait comme une suite d'étapes, mais sa réminiscence rappelle plutôt les jours qui s'écoulent, qu'une fuite éperdue vers la mort. Erich Kleiber peint la vie, une vie aventureuse où cordes et timbales se répondent sans se superposer, à tel point que l'on se demande qui, entre les chocs des percussions et les notes franches des archets, assure la rythmique féroce caractéristique de cette symphonie.
2 - Andante : Après le choc du premier mouvement, dans l'andante, nostalgie et mystère architecturent un moment de réflexion, tantôt serein, tantôt anxieux quand ressurgit le leitmotiv, de variation en variation. On retrouve de nouveau cette rigueur dans la lecture à travers une forme de staccato élégant qui gagne tout l'orchestre. A l'écoute, on devient réellement acteur et non témoin de cette alchimie symphonique, nourrie bien avant l'heure, de peurs dites existentialistes, mais aussi d'espoir et de volonté.
3 - Allegro (Scherzo) : Erich Kleiber prolonge ce climat de réflexion dans les premières mesures du scherzo, un lointain rappel de l'andante. L'interprétation adopte sans faillir une conception refusant tout épanchement et donc, par opposition, un phrasé ciselé. Erich Kleiber invente ainsi le paradoxe d'une aura intériorisée. Et, si Beethoven n'avait en rien composé un "tuba mirum" de requiem avant l'heure ? Pourtant, certains chefs l'imaginent dans les vaines outrances dramatiques de leurs conceptions. Les contrebasses ne grondent pas, l'orchestre ne rugit pas de manière "sépulcrale". Les pizzicati et le chant des bois du "trio" nous interpellent sans nous inquiéter. Il y a bien sûr cette attente, cette tension, le sentiment d'approcher un évènement terrible, mais le maître nous y entraine sans terreur. Le jeune Schumann qui découvrit l'œuvre vers 7 ans, chuchota "j'ai peur" pendant ce sombre passage. Aurait-il réagi de même en entendant cette mosaïque sonore de facture peu romantique, au sens échevelé, brutal voire douloureux du terme. Malgré la monophonie, rarement le génie de Beethoven n'a semblé aussi analytique.
4 - Allegro : Et l'évènement attendu survient : ce triple accord crescendo sans aucun legato, souverain, martial. Combien de fois l'avons-nous entendu (pour ceux qui connaissent l'œuvre) appuyé, avec une emphase explosive ?  Erich Kleiber l'interprète comme une ultime et conquérante introduction du final où tous les pupitres se répondent avec énergie mais sans frénésie. Le maestro n'accélère jamais, laissant tous les motifs et les variations sur le leitmotiv originel s'épanouir dans toutes les dimensions, ni militaire ni métaphysique, uniquement l'homme, ses luttes avec le destin donc avec lui-même. Le chef prendrait-il son temps dans la coda pour obtenir cette minutie totalement aboutie ?  Eh bien non, en 32 minutes, tout est dit avec une simple mais généreuse vitalité.
Cette version s'impose comme un témoignage de l'art de la retenue, du souci extrême de fidélité au compositeur. Erich Kleiber s'efface en tant qu'interprète de la partition, et pourtant il la domine note après note.
Le CD comporte également la 3ème symphonie "Héroïque", un enregistrement de 1950, excellent bien entendu, mais concurrencé par d'autres gravures qui font références. Mais cela sera une autre histoire…

Carlos Kleiber (1975) Dgg


1 - Allegro : Le destin frappe à la porte. Avec Carlos Kleiber, ladite porte est arrachée par un vent furieux qui va balayer tout le premier mouvement. On n'échappe pas à son destin facilement, le chef d'orchestre qu'il a pu devenir malgré l'opposition paternelle en sait quelque chose. Les cors raillent l'humanité empêtrée dans ses doutes. Le legato est plus prononcé que chez son papa, mais la beauté des sonorités, le claquement des archets, les trompettes gémissantes, le halètement de l'orchestre, la sentence des cuivres, le chant désespéré du hautbois, la révolte du basson nous plongent dans un univers fatidique. Le son, celui de la Philharmonie de Vienne, vous englobe, devient une matière palpable comme un éther. La prise de son est d'une clarté et d'une dynamique prodigieuses.
Carlos Kleiber obtient de son orchestre un équilibre polyphonique d'une farouche lisibilité. Dans le développement, chaque plan, chaque motif prend sa place dans la logique beethovenienne. Et quand je parle de logique, c'est le mot évidence qui me traverse l'esprit dans le sens où quiconque ne connaîtrait pas ce morceau peut y pénétrer sans aucune difficulté, se laisser entraîner par ce flux. Une attention redoublée de mélomane averti n'est jamais requise. Sous cette baguette, la musique coule de source.
C'est bien simple, on semble subjectivement avoir écouté 4 minutes de folie et non 7'22".
Et si Carlos Kleiber criait ainsi in memoriam sa révolte envers un père, certes génial, méticuleux et exigeant dans son art, mais tout aussi intraitable avec son entourage ? Un père qui voulut imposer ou voler la destinée de son fils. La fulgurance du trait est-elle animée par une inconsciente rancœur même après la réconciliation de 1956.
2 - Andante : L'andante nous renvoie à la symphonie N°3 "héroïque" (ex Napoléon, mention biffée après son auto proclamation comme empereur). L'introduction aux cordes suggère une pause méditative dans l'œuvre, une calme réflexion initiale qui se conclut par un motif rebelle et martial. On retrouve dans ce début et dès les premières variations, un discours charpenté, extraordinairement intelligible de nouveau. Le contraste avec le premier mouvement incisif est marqué par de subtiles phrases interrogatives, des changements brusques dans le récit, mais en fait aucune angoisse. La symphonie "héroïque" peut être évoquée par le climat épique et volontaire, le refus de l'abnégation qui se dégage de cette conception.
3 - Allegro (Scherzo) : Carlos Kleiber redonne nettement vie au thème du destin, à ce leitmotiv implacable. Les cuivres de Vienne sonne quasiment le jugement dernier. Le trio tente de nous arracher à ces incertitudes jusqu'au menaçant motif scandé par les timbales. Ici, on ressent dans nos trippes cette obscure vibration intérieure qui avait apeuré le jeune Schumann.
4 - Allegro : Carlos Kleiber souligne nettement les intentions héroïques du final. Les trilles des cordes, les traits volontaires des cuivres, les dialogues raffinés des bois nous amènent sur un terrain inattendu, celui de la victoire et de la joie. La musique reste combative mais avec une direction d'une souplesse qui balaye toute confusion orchestrale. La coda est d'une élégance sans affectation. Oh, ce n'est pas une surprise. En fait, Carlos Kleiber ne retrouve-t-il pas le même désir obsessionnel que son père : laisser conclure Beethoven et personne d'autre.
Le CD est complété par la 7ème symphonie, également de référence, enregistrée un an plus tard.

Discographie Alternative


Comment conclure ? Erich ? Carlos ? Père et fils ennemis réconciliés grâce à Beethoven ? Avec Erich Kleiber, nous étions encore dans le monde assez classique, celui des philosophes du siècle des Lumières exaltant le courage face à l'adversité. Carlos Kleiber nous guide vers les transports romantiques de l'homme face à son destin, mais sans les affres maniérés présents dans bien des versions. Il est évident que la stéréophonie exceptionnelle apporte une plus-value réelle à l'enregistrement de 1975 de Carlos Kleiber. La direction analytique d'Erich Kleiber permet de découvrir la magique construction de ce chef-d'œuvre avec une facilité déconcertante. Carlos avait 20 ans de moins que son père lors de la gravure, une raison qui peut expliquer l'ivresse romantique d'un homme jeune qui conduisait (enfin) le meilleur orchestre du monde.
Bien entendu, il y a une multitude de réussites dans ce passage initiatique des chefs d'orchestre. Furtwängler (pour les inconditionnels), Karajan avec 4 versions (au moins) m'a fait définitivement tombé dans la marmite "classique" avec sa vision cataclysmique et sombre de 1963. On trouvera des conceptions solides, même si moins hors norme que les Kleiber père et fils, avec Fritz Reiner à Chicago (RCA), Mravinsky à Leningrad (Erato). La jeune génération n'a pas peur de l'ombre des grands ainés, et le jeune Gustavo Dudamel a commencé sa carrière discographique avec les 5 et 7 chez Dgg (non Luc pas un 5 à 7, ça n'a rien à voir) avec le Simon Bolivar Youth Orchestra of Venezuela en 2006 (réédité en 2012). A 27 ans, le vin est un peu vert, l'orchestre n'est ni Vienne ni Amsterdam, mais la fougue un peu anarchique du jeune homme ne laisse pas dans l'ennui !
Et puis il y a l'inverse. Même l'immense Kurt Masur avec le Gewandhaus de Leipzig rate son départ, et la suite aussi, sans logique, sans âme, bref une lecture métronomique mais sans exaltation. C'est inexplicable de la part d'artistes de ce niveau. La 5ème de Beethoven renfermerait-elle une clé secrète, un code crypté, que seuls quelques chefs savent percer ?

Vidéos


À gauche, le début de la 5ème par Carlos Kleiber numérisé à partir du vinyle original neuf. (Le report en CD est parfait) Les cors et les cordes de Vienne, le hautbois pathétique, l'énergie du phrasé ; hallucinant car halluciné. "La force est avec toi Carlos…"
À droite, sombre, dramatique, implacable, Erich Kleiber à Amsterdam. La moins-value sonore est évidente sur cette vidéo (de qualité moyenne, le CD remasterisé est excellent). Ben oui c'est en mono, mais prêter l'oreille, la confrontation des cordes et de la timbale à 5'45 est vraiment flippante… Il est souhaitable d'écouter ces deux vidéos en marquant une pause de plusieurs minutes pour s'affranchir de l'inégalité technique. (Écoute au casque recommandée.)
XXX

les 2 disques

12 commentaires:

  1. Big Bad Pete10/4/12 10:31

    Afin de rendre ton article et tes choix saisissants, voici une version pourrie de ce cher Ludwig...
    http://www.youtube.com/watch?v=j7SzwugqiXc

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  2. Big Bad Pete10/4/12 10:31

    Et une version brutale !!!
    http://www.youtube.com/watch?v=YzOF9w8kG-c

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    1. 42 282 marioles ont "aimé cela !!!!! Merci BBP de m'avoir enfin donné une bonne raison de me suicider....
      Alors, voyons... Ah enlever la sécurité.... Boouuum........................................................................................

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  3. Big Bad Pete10/4/12 10:35

    Et un truc sous amphèt' !!!
    http://www.youtube.com/watch?v=4fGPB0Lsmso

    Yngwie... le mauvais gout personnalisé...

    alors... elles sont belles, hein, les versions du Claude !!!

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  4. Entendu, en vacances, deux musiciens de rue, qui nous faisaient la 5ème avec deux accordéons, seulement, et c'était vraiment formidable. Rarement je n'ai vu un tel attroupement ! Ce n'était pas simplement histoire de jouer une mélodie célèbre, il y avait eu un gros travail d'arrangement, pour que deux accordéons sonnent comme un orchestre, traduisent les nuances. J'en suis allé de tout mon porte monnaie ! Le talent, ça se respecte !

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    1. Big Bad Pete11/4/12 07:31

      Accordéon : Ennemi héréditaire du Rock.

      Cette ancienne star d'émissions radiophoniques réservées aux routiers en finette symbolisait les valeurs tricolores de l'époque pré-guitare électrique (tiercé - musette - cravatapois).
      L'accordéon tente depuis quelques années de nous faire oublier son passé collabo en s'encanaillant dans l'univers Rock.
      Méfions-nous de l'outre à soufflet qui peut entraîner dans son sillage ses copains de musette (clairon, haut-bois ou pire... pipeau).

      Source : "Le petit rocker illustré de A à Z"

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    2. Pas certain. Qui n'a pas fredonner (pour ceux qui ont connus les années 80) "elle est si jolie, avec ses souliers vernis, avec ses tâches de rousseurs, sur son jolie postérieuuureee ooohhh" ??
      De Gérard Blanchard : http://www.youtube.com/watch?v=PzsbvDQ7VnE

      Ne pas oublier le Zydeco.
      L'accordéon peut s'émanciper du musette. Il paraît également que le vrai Musette est une musique riche. Personnellement, je n'en sais rien, c'est Robert Crumbs qui l'a rapporté.
      Avec une bonne Wah-wah ou une cabine Leslie, cela doit sonner d'enfer non ?

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    3. Sans oublier Richard Galliano, et l'accordéon dans le jazz...

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    4. Les accordéonistes à Luc, je crois que j'aurais aimé : rigolo, dans la rue, sans prétention mercantile...
      Tiens ça existe aussi en mode disco
      Un certain Walter Murphy .... http://youtu.be/kGQVETVVGf0

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    5. Ben ouais, Saturday Night Fever (ce que mentionne déjà BBP) - faut suivre -. Dans la "BOF", il y avait aussi un remix de "Une nuit sur le mont chauve".
      Les joies du Disco.

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  5. Et le prix absolu du grotesque (toute catégorie) est attribué à.... scritch scratch... je lis :
    http://youtu.be/octrJ5dpZwg

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    1. Aahhh... un peu d'humour. Si cela les amusent.
      J'ai pas pleuré moi (quoique... à vrai dire...) lorsqu'ils ont fait Khasmir à la sauce Rap, ou quand Minik Minaj (je crois qu'elle s'appelle la pouffe) a volé le chorus de "Always with me, always with you" pour y poser sa "voix" et balancer une grosse boîte à rythme genre "Ra-poum ! Ra-poum !". Là, là ça fait vraiment mal.
      Il y a eu aussi la BO de "Candy" en version Hard-Rock.

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