mercredi 25 octobre 2017

POPA CHUBBY "Two Dogs" (27 octobre 2017), by Bruno


"Les gens me demandent pourquoi ce titre, « Two Dogs » ? C'est une vieille fable, sur deux chiens et deux loups. Nous sommes tellement divisé en tant qu'humain. Il y a une bataille à l'intérieur de nous. Chaque jour, nous nous levons et devons choisir notre chemin faisant appel à l'un et à l'autre, et nos esprits pour trouver de la force et du courage.
Le chien que nous nourrissons est le chien qui fait la loi, le chien que l'on rend affamé meurt de manque d'attention. Il ne tient qu'à nous de faire appel à notre esprit pour nourrir le chien qui nous permettra de prospérer.
Je suis persuadé que l'esprit humain triomphera, et qu'un grain d'espoir est plus puissant qu'une montagne de peur.
Et je crois en l'Amour. Nous sommes ici pour aimer. Aimer son prochain, aimer ce cadeau qu'est la vie, et aimer la musique.

Alors mes très chers amis, je vous offre ces chansons avec amour et espoir, en étant conscient que le chien que je nourris, est celui qui m'aidera à vous apporter tout l'amour que j'ai au plus profond de moi-même."
Peace, Love and Loud guitars,
votre éternel cher serviteur,
Popa Chubby


     Bon … voilà l'intégralité de la missive qui accompagne la copie de presse. C'est sympa ; parler d'Amour et de l'incessant combat intérieur ... Krishnamurti Chubby. Bon d'accord, c'est pas faux. Mais le loup dans tout ça ? Où est-il passé ? Et le chien ne serait-il pas plutôt la pâle copie du loup (ce dernier serait d'ailleurs nettement plus intelligent), comme l'homme lambda du Sage ? Le loup ne trahit pas les siens, ne se met pas au service d' "êtres supérieurs" sous prétexte qu'ils le nourrissent et lui offrent un toit. Bref, il ne se fait pas acheter, il est fidèle aux siens, à sa famille, il n'est l'esclave de personne. Certainement une des raisons pour laquelle beaucoup le haïssent au point de souhaiter l'éradiquer de la surface de la Terre. Peut-être afin de ne plus avoir honte de sa propre servitude. L'homme n'aime que ce qu'il peut contrôler.
Y a-t'il un rapport avec la fable de La Fontaine ? Où, justement, le loup préfère affronter des jours incertains où la nourriture peut se faire rare et le froid mordant, mais en gardant sa liberté, plutôt que la sécurité mais en acceptant la servitude ?
Bah, qu'importe. L'important c'est de parler d'aimer, d'Amour. Surtout à notre époque de plus en plus floue, où l'on a la sensation que plus rien n'a de sens, ni de saveur. Où les gens ne savent plus qu'apprécier et observer à travers un écran froid et hypnotique.

On pourra trouver ce texte redondant et facile, mais c'est toujours mieux que les étalages indécents d'ego surdimensionnés. On retrouve la simplicité, la sincérité et la soif de partager de l'artiste. Une certaine forme d'innocence. 

- "Okay, d'accord ... si tu veux ... mais le disque dans tout ça ? Tu digresses encore..."

     Le disque ? Ha, oui. On constate que depuis quelques années, ce bon vieux Popa Chubby a redressé la barre. Après une période de disques en demi-teinte, il s'est ressaisi. Ce n'est pas qu'il ait enregistré quelques mauvais disques, c'est seulement que, par un excès de productions, il y a eu un moment où les compositions paraissaient moins accrocheuses, inachevées, et puis il y avait ces soli qui avaient tendance à trop s'étirer, finissant par ternir le morceau. C'est incontournable pour tous ceux qui ont une discographie conséquente. Personne n'y échappe. D'autant plus, que Popa, lui, s'évertue à composer seul. Et puis lorsqu'on a été habitué à des albums qui frôlent l'excellence, tels que « Booty and the Beast », « Brooklyn Basement Blues » et « One Million Broken Guitars », on a tendance à faire la fine bouche par la suite. Sans oublier le phénomène de lassitude qui peut se produire lorsqu'un artiste est trop présent. (c'est d'ailleurs ce qu'avait très bien expliqué U2, qui avait fini par suivre les conseils de son management). Seulement, Popa est un insatiable, un boulimique de la musique. Les seuls moments où il semble se reposer, disparaître un instant des radars, c'est lorsqu'il choisit de se mettre en retrait pour s'occuper d'un musicien ou d'un groupe, de leur donner un petit coup de pouce (les Blakun Brothers parmi les plus récents).

Néanmoins, même sur le disque que l'on pourrait considérer comme le moins bon (les avis divergent pour celui qui remporterait la palme), on a l'assurance d'y trouver quelques belles pépites. Cette vieille canaille a toujours dans sa besace un truc qui fait mouche, et/ou qui décoiffe.

Enfin, avec le temps - il a aujourd'hui 57 ans - l'homme a fini par se montrer plus sobre et moins prolixe en matière de solo. Même si, en matière de sobriété, c'est bien loin d'un J.J. Cale ou d'un John Lee Hooker. On peut considérer 2013 comme l'année de ce retour en force, avec l'album « Universal Breakdown Blues » (même si "Stealing the Devil's Guitar" représente déjà un sursaut) qui marque à la fois une certaine maturité et parallèlement, paradoxalement même, un retour à sa période des années 90.

     Comme à son habitude, le disque est généreux avec pas moins de treize pièces, et pas de ritournelles de 2 minutes. En aparté, c'est d'ailleurs parfois ce qui a nui à ses productions précédentes. Dans un élan de prodigalité, certaines galettes se sont retrouvées trop chargées,  alors qu'elles auraient eu à gagner en étant moins copieuses. C'est tellement difficile de retenir l'attention pendant une heure (ici, précisément 1 heure et 8 minutes) ; quasiment un exploit à l'ère des sms, des tweets et de l'info en résumé. Et "à ceux qui saignent du nez dès qu'il y a un mot de plus de trois syllabes dans une chanson".
Dave Keyes

Ce n'est pas le cas, ici. Tout est bon. Loin de s'appuyer sur de multiples soli et des rythmiques, des riffs usés jusqu'à la corde, Ted Horowitz a réalisé là un album riche, où il varie les climats et les orchestrations afin de maintenir l'intérêt jusqu'au bout. Sans lasser. Pourtant, il y a toujours sa fibre, la même essence ; la touche "Popa Chubby" est reconnaissable dès les premières mesures. Ce qui a marqué son renouveau cette décennie, si l'on peut dire, c'est le retour des claviers. Avec notamment l'excellent Dave Keyes (un surnom ?) qui apporte du corps et quelques saveurs Honky-tonk, boogie ou Southern bienvenues.
Tout comme à l'époque de George Laks (que l'on retrouva chez Lenny Kravitz), puis de Mike Latrell (aujourd'hui récupéré par Neal Black), qui apportait un savoureux contre-point à une Stratocaster râpeuse.
Dave Keyes est un vétéran de la scène. Il a bossé pour Bo Diddley, Ruth Brown, Odetta, Eddy Clearwater, Debbie Davis, pour ceux les plus directement liés au Blues. Ainsi que pour David Johansen, Darlene Love, Gladys Knight, Levon Helm, Ronnie Spector, Marie Knight, Lou Rawls, Sleepy Labeef. C'est une véritable valeur ajoutée. Bien qu'omniprésent, il n'étouffe pas le Blues-rock limite roots de Popa. Il l'enrichit. Est-ce juste une coïncidence si Keyes accompagne Popa depuis « Universal Breakdown Blues » ? Il semble tempérer les ardeurs de son "employeur", et parallèlement s'établir comme un solide socle sur lequel ce dernier peut s'appuyer. C'est pratiquement fusionnel. D'ailleurs, cette année, tous deux se sont parfois produits seuls sur scène ; un piano, une Stratocaster copieusement élimée et deux micros. (Keyes avait déjà joué avec Popa des années auparavant, pour l'album de sa compagne Galea, "Diary of a Bad Housewife", qu'il produisait)

     Dès l'entrée en matière, avec « It's Alright », on remarque le piano de Keyes qui renforce la tendance Americana de cette part qui se placerait quelque part entre Mink De Ville, Bob Seger et Springsteen. Il ne manquerait plus que du saxophone. Ou encore sur « Wound Up Getting High », une ballade acoustique où il ressuscite le piano raffiné de Billy Powell. Sur l'instrumental, "Chubby's Boogie", sorte de "La Grange" mélangé à un truc typé Wishbone Ash ("Jail Bait" ?), il enflamme son clavier de phrases Boogie-woogie.

     Evidemment, il ne faudrait pas limiter la réussite de cet opus à la seule présence de ce talentueux pianiste. Le maître de cérémonie, son créateur, reste et demeure cet atypique et pur New-Yorkais (du Bronx, et fier de l'être) qu'est Theodore Horowitz. C'est que, malgré sa copieuse discographie, au débit soutenu, il parviendrait presque encore à surprendre ses plus vieux fans. Mine de rien, derrière ses airs bourrus de gros ricain (parfois) accoutré comme un as de pique, bardé de tatouages plus proches des décalcomanies, il possède un sacré bagage musical. Du Blues, évidemment, mais aussi du Classic-rock, du Funk, du Jazz, du Hip-hop, du Gangsta Rap, du Punk (il a un temps accompagné Richard Hell). Et même du Heavy-Metal, comme l'atteste le "Motörhead Save my Life" du précédent CD. Il a assimilé naturellement ces genres qui reviennent parfois surgir dans un de ses Blues rugueux et près-de-l'os, comme si cela en avait toujours été une part intégrante et naturelle de sa musique. 
Ainsi, son « Sam Lay's Pistol » (1) – récupéré du « Vicious Country » (disque réalisé avec son ex, Galea) subit une réfection un poil jazzy, un poil cha-cha-cha (qu'il annonce clairement à la fin. Du Blues-rock-jazzy-cha-cha-cha ... Mariage qu'il avait déjà abordé avec notamment "Rats Get Whacked"). L'instrumental "Cayophus Dupree" est un brouet d'où émergent des senteurs de Santana et de Danny Gatton ; ( et de Cornell Dupree ?)

Avec « Preexisting conditions », Popa fait appel à nouveau - et toujours avec réussite - aux cuivres façon Memphis Horns, (dans un style apprécié par Lucky Peterson). On peut constater que si, dans sa discographie, les cuivres sont utilisés avec parcimonie, c'est toujours à bon escient. Instruments qu'il réemploie pour le titre éponyme, dont la base est un Funk urbain, lourd, sombre et renfrogné. Là, par contre, les cuivres se font nettement plus jazzy, parfois limite free, avec une trompette qui se permet quelques embardées. La trompette en question est jouée par Tipina Horowitz, une des filles de Ted, que l'on a découverte pour la première sur le disque familiale "Vicious Country". Elle gère également tous les arrangements de cuivres.
Dans les cas particuliers, ceux qui ne s'évertuent pas à rester bien sagement derrière des limites bluesy, on peut encore mentionner "We Won't Back Down" qui rappelle, en filigrane, le Funkadelic d'avec Eddie Hazel.
Et pour finir, l'entraînant shuffle "Rescue Me" qui se pare d'un petit refrain Pop qui aurait eu sa place dans le Swinging London.

     Comme toujours, Ted ne peut résister au plaisir de se fendre d'une reprise ou deux. Cette fois-ci, se sera l'occasion de titres "bonus", enregistrés live, en clôture. « Sympathy for the Devil » et un plus intimiste « Halleluhaj », façon Jeff Buckley (chanson déjà présente sur le live "Wild" de 2004, dans une version plus courte et plus costaud). Deux titres inclus dans sa boîte de secours pour varier son pourtant déjà bien riche répertoire scénique. Deux versions qui ne font que confirmer ce que l'on sait déjà depuis longtemps : Popa Chubby a l'art de reprendre des chansons avec justesse, sans les dénaturer, tout en restant lui-même. Soit sans avoir besoin de singer les interprètes originaux. Du coup, avec lui, on a presque l'impression que tout vient du Blues. Et si, finalement, c'était le cas...
Par contre, pas de "Please, Don't Touch" à l'horizon, le morceau de la réunion éphémère de Girslchool et de Motörhead qu'il souhait pouvoir un jour enregistrer. Il lui manque la bonne personne pour effectuer le duo au chant.

     Un très bon cru du père Popa, qui parait se placer comme sa meilleure réalisation depuis bien des années ; depuis la fin du siècle dernier. Après maintes écoutes assidues - parfois tardives, même si les heures suppl. sont pour la direction du déblocnot une chimère  -, ce "Two Dogs" me paraît être un proche parent de « Brooklyn Basement Blues ». Comparaison non fortuite, puisque Popa reprend ici un de ses vieux titres, "Shakedown", à l'origine présent sur cet album. 

On émettra tout de même un bémol. Contrairement à tous les disques précédents du sieur (à partir de 1995) la production semble manquée de dynamisme et de pêche. C'est un peu étouffé et les basses en pâtissent. On soupçonne le format, un téléchargement envoyé par le label (avec tous les morceaux mélangés et sans libellés), de crainte que le disque se retrouve sur le net avant sa sortie. C'est compréhensible. Mais, dans ce cas, comment rendre entièrement justice à un disque ? D'autant que nous, on ne demande que ça. Promouvoir au mieux les artistes, avec nos bien modestes moyens.
 Crénom ! Ted ! J'écoute tes disque depuis 1995, à partir de "Booty and the Beast". J't'ai vu en concert ! J't'ai fait de la pub depuis des lustres, à l'époque où il fallait ce lever tôt pour trouver tes disques ! J'avais même vanté et vendu tes disques (enfin, pour donner un coup d'main à mon pote disquaire).

P.S. : Après acquisition du CD, le jeudi 26 octobre, auprès de mon disquaire favori, nous constatons que la production est de qualité. Effectué de main de maître par Don Chubbilione, elle est relativement moins claquante que celle de "Catfish" ; elle est un chouia plus rêche, un peu plus crue, plus roots.  Elle rend  justice à l'ensemble des instruments grâce à un très bon équilibre. Et sans pour autant le mettre en avant, le piano de Dave Keyes est mis en valeur. Particulièrement sur « Wound Up Getting High ». Il faut dire que Popa ne tarit pas d'éloge envers celui qu'il considère comme un frère.

1. It’s Alright   -   4:16

2. Rescue Me   -   3:57
3. Preexisting Conditions   -   4:54
4. Sam Lay’s Pistol   -   4:20  (Gaela - Horowitz)
5. Two Dogs   -   3:46
6. Dirty Old Blues   -   5:45
7. Shakedown   -   4:19   (Gaela - Horowitz)
8. Wound Up Getting High   -   6:01
9. Cayophus Dupree   -   4:49
10. Me Won’t Back Down   -   4:48
11. Chubby’s Boogie   -   6:08
BONUS TRACKS:
12. Sympathy For The Devil (Live)   -  (Jaggers - Richards) - enregistré à Le Bikini, Toulouse (France)
13. Hallelujah (Live)   -   (L. Cohen)






(1) Sam Lay ? L'un des batteurs les plus connus du Chicago Blues, ayant jouer pour Muddy Waters, Howlin' Wolf, Earl Hooker, Bo Diddley, John Lee Hooker, Jimmy Rodgers, Magic Sam. Celui du Paul Butterfield Blues Band et de Bob Dylan.


La Stratocaster de Popa


Mention spéciale pour cette pauvre Stratocaster martyrisée depuis bien des années. Elle a désormais tous les attributs lui permettant de rentrer dans le club très fermé des fameuses Stratocaster usées, élimées, éprouvées, inséparables de leur propriétaire. C'est une Fender Stratocaster de 1966, éreintées par des centaines de concerts (sachant que Popa sur abondamment, et que ses concerts pouvaient dépasser les 2 heures ; avant de lever le pied), upgradé par un Seymour Duncan SL59-1B (micro chevalet).


Autres articles / Popa Chubby (liens)  "Booty and The Beast" (1995) ; "I'm Feelin' Lucky" (2014)

8 commentaires:

  1. Gégé-blues25/10/17 12:53

    En parlant de guitare fétiche usée, c'est comme la Fender strato 61 de Rory Gallagher, râpée jusqu'au bois après des centaines d'heures d'utilisation intense !

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    1. Bien sûr Gégé. Le "club fermé des Stratocasters usées" (ou maltraitées, c'est selon) fait effectivement référence avant tout à la célébrissime Strat' de Rory. Probablement une des plus iconiques.
      Je crois même que c'est la première guitare refaite à l'identique par le custom shop de Fender, traces d'usures et rafistolages compris.

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  2. On va te faire confiance.....j'attend sa sortie. Popa Chubby sort parfois des disques tout juste passables, comme le précedent "Catfish" que personnellement j'ai pas trop aimé. Comme toi je l'écoute depuis les tous débuts, je l'ai vu sur scène en 1996, l'était pas connu et moins gros..... Je te donnerais mes impressions situ le permets.

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    1. Evidemment, JPG. Il faut partager ses impressions, et accepter les critiques. C'est comme ça que l'on avance. Enfin, que l'on devrait.

      En 1996 ? Il était juste "enveloppé", comme dirait l'autre, le grand roux.

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  3. Je sais pas ce qu'ils ont tous a vouloir tous récupérer le signe du diable en ce moment. De Fergy des BEP en passant par la P**e de Miley Cyrus jusqu'a Popa Chubby désormais. C'est RJ Dio qui en fut l'inventeur. Et ce n'est rien moins que le signe distinctif des fans de Hard et de Metal. Qu'est ce que ce signe a a voir avec l'univers de la Pop du Blues ou que sais-je encore ?

    Quant au Popa Chubby en question, désolé les amis mais j'ai l'impression (confirmée en concert) d'avoir déjà entendu ce Blues là un milliard de fois ces 40 dernières années au moins. A l'instar de cette reprise des Stones d'ailleurs.

    Désolé si je viens un peu plomber l'ambiance les gars. Oui mais moua ch'ui comme ça !

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    1. En fait, à l'origine, ce n'est ni le signe du diable, ni celui de Dio, mais simplement une superstition issue du bassin méditerranéen. Habituellement, c'est un signe que l'on fait pour conjurer un mauvais sort, ou le mauvais œil ; un signe effectué - discrètement - en présence d'une personne que l'on pense malveillante, emprunte de rancœur et de jalousie.
      Certains le font même pour les nouveaux nés en spécifiant que "Dieu le garde" ; donc, là, rien de diabolique.
      Ronald James Padavona dit "Dio" avait récupéré ce signe de sa famille d'origine italienne.

      Par contre, à l'inverse, ce signe peut être effectué pour envoyer un mauvais sort. Il doit y avoir alors l'intention, et de la morgue dans les propos proférés. La position de la main serait évidemment inversée.
      Le blanc et le noir, le jour et la nuit, le Yin et le Yang, etc, etc, ...

      Aujourd'hui, aux USA, c'est devenu un phénomène de mode récupéré du monde du Heavy-Metal. Ce qui donne de l'eau au moulin de tous les "théoriciens" adeptes d'un monde corrompu par des personnes au service, ou esclave, d'entités infernales. Qui voient des signes du diable partout ; et gare à ceux qui ont deux épis naturels sur le crâne. Probablement une nouvelle forme de chasse aux sorcières.

      (Cela renvoi à "Little Nicky" et "Trick or Treat".)

      Mais bon, si "entités infernales" il y a, il faudrait plutôt chercher du côté de dirigeants de grandes compagnies tel que Monsanto, ou encore chez ces "politiciens" cupides, hautains et menteurs qui prolifèrent sur toute la planète.[ :-) ]

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  4. Heu, bien avant RJ Dio le signe des "cornes du diable" avait été utilisé....
    les Beatles (John Lennon) à l'époque de Yellow Submarine, Coven, un groupe américain sur la pochette intérieure de leur disque "Witchcraft Destroys Minds & Reaps Souls" datant 1969 a été le 1er groupe a utilisé le fameux signe du démon...
    Désolé si je suis pointilleux, mais chuis comme cha....

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  5. Il est bienvenu et bien vu de remettre les choses a leur juste place en effet. Il n'empêche que ce signe est quand même LE signe de ralliement du public Métal de ces 30 dernières années au moins. D’ou mon incompréhension face a cette soudaine récupération (qui m'éneeerve vous l'aviez compris) chez nombre d'artistes qui n'ont rien a voir avec cette univers là.
    Est ce que vous verriez des Hardos, des Métalleux et autres Rockeurs de tous poils se mettre a adopter les codes et la gestuelle des rappeurs par exemple ? Ça n'aurait aucun sens !

    Sur ce je n'ai plus rien a ajouter les amis. Sauf ceci : Heavy Metaaaaaaaaaaaaaaaal !!!!!! (p'tain que ça fait du bien).

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