jeudi 9 novembre 2017

FRANCK CARDUCCI - LE PROG EN HAUSSE -par Pat Slade




Franck Carducci, cela vous dit quelque chose ? Le petit prince du rock progressif, Plus fan de Genesis que lui… tu meurs !





 La Progression du Progressif



Quand on parle rock progressif en France, certains le voient mort et enterré depuis les années 70, alors que ce dernier est toujours vivant et se porte comme un charme. Même si les dinosaures comme Ange restent un des derniers de l’époque héroïque à sillonner encore les routes de France et de Navarre, les jeunes ont pris la relève depuis déjà quelques années. Des groupes comme JPL, Anaïd, Motis, Nemo, Weend’ô, Catharsis, Lazuli, Gens de la Lune et j’en oublie sûrement tellement l’arbre comporte de branches. 

Et puis il y a les O.V.N.I comme ont les appelle, ceux qui apparaissent sans que l’on sache d’où ils viennent et Franck Carducci fait partie de ceux-la. Une étoile filante, mais celle-là ne risque pas de s’éteindre de sitôt. Si on cherche sur les réseaux sociaux, il n’y a pas trop de trace du bonhomme, tout ce que l’on apprend, c’est qu’il a produit ses premières notes sur un orgue à cinq ans, qu’il apprendra la guitare à onze grâce au rock’n’roll et créera son premier groupe à quatorze après avoir découvert les Beatles… Le cursus habituel quoi ! 

Ce n’est qu’après que tout va changer. Comme lui et la musique ne font qu’un, il recherchera plus de complexité et d’ambiance et le rock progressif sera la vitrine parfaite pour promouvoir son nouveau style. Il va jouer dans une vingtaine de groupes et fera des sessions studios où il participera à l’enregistrement d’une quinzaine d’albums. Il fera quelques premières parties de célébrités comme Murray Head, Albert Lee ou Bill Wyman. En 1960, les Beatles partaient à Hambourg pour jouer dans les clubs, Franck, en 2008, partira à Amsterdam pour lui aussi jouer dans les clubs de la ville où tous les styles de musique sont représentés.

Steve Hackett - Franck Carducci
Plus jeune, il n’avait d’yeux que pour Pink-Floyd après avoir assisté à l’un de leur concert et, quelques années plus tard, se sera Genesis qui finira de le scotcher définitivement au front de la musique progressive, mon premier concert était bien Genesis en 1977 au palais des sport de Paris, le choix aurait pus être pire.

Franck Carducci est un musicien touche à tout, il doit essayer tout les instruments afin de connaître leurs sonorités pour pouvoir moduler les sons et en faire une alchimie. C’est un sorcier qui n’a pas de chaudron, mais une guitare basse ou une double manche basse et douze cordes pour préparer sa mixture. 
En 2010, il fera le voyage de l’acolyte (les fans comprendront) en faisant la première partie de Steve Hackett, le pionner du tapping celui qui remplacera Anthony Phillips au sein de Genesis. La rencontre avec une de ses idoles va le décider à se lancer dans l’aventure d’un enregistrement solo. «Oddity» sera ses premier pas dans l’industrie phonographique et ce disque prouvera que le prog a encore beaucoup de chose à dire, un disque qui, parait-il, a mis beaucoup de temps à naître. Selon les rumeurs, l’écriture se serait étalée sur une période de 17 ans. Comment résumer cet album ? Un condensé de tout ce que la musique lui apporta dans sa jeunesse avec l’actualité en plus, une production et des guitares en avant proche du rock actuel mais qui n’est pas bourrin comme le reproche qu’il m’a été fait au sujet de Laura Cox (Que Franck Carducci  rencontrera au festival "les grosses guitares" le 11/11/2017 à Messimy (69) (Eh Paf !).

«Oddity» sera une mise en bouche gagnante, des titres comme «Achilles» seront, je trouve, une carte de visite où aucune influence extérieure ne viendra alterner un patchwork de références déjà connues. 14 minutes pour mettre en marche un album, cela pourrait être bourratif… et bien même pas ! C’est tellement bien construit que l’on attend la suite avec impatience. «The Quind» une très belle ballade qui à des relents Hackettiens. Il ira jusqu'à revisiter Alice au pays des merveilles avec son «Alice’s Eerie Dream» la magie opère et ça envoie sévère !! Et puis il y aura une surprenante et agréable reprise de «The Carpet Crawlers» de Genesis, le petit clin d’œil s’imposait puisque dans tous les musiciens présents sur l’album le flûtiste se nomme John Hackett, oui le frère de… !

Il faudra attendre quatre ans pour voir le second album «Torn Apart» avec la présence de son «Parrain» Steve Hackett lui-même qui placera un solo de son cru, et encore une petite reprise, celle de «School» de Supertramp et pour souffler un peu, un live sortira l’année suivante «Tearing The Tour Apart» le  tout accompagné d’un DVD.

Franck et mon amie Cathy au festival Prog en Beauce 2017
Sur Sur scène avec son maquillage qui joue entre Alice Cooper, Fish au début de Marillion et Peter Gabriel époque Genesis, ses chemises psychédélique et son chapeau haut de forme du chapelier toqué dans Alice au pays des merveilles ou de Steampunk victorien, il est entouré d’un groupe de premier ordre où le jeu de scène très théâtral stimule énormément l'impact des titres qui sont joués. L’apport des guitares, du mellotron (Comment se passer de cet instrument), d’autres petites choses comme un didjeridoo, une mandoline, un sitar et la belle voix de la jolie Mary Reynaud en font un parfait ensemble chatoyant et plein de couleurs. 

Franck Carducci est de surcroît, d’après ce que l’on m’a dit, une personne adorable et très proche de ses fans, admirateurs et admiratrices, il ne refuse jamais de se faire prendre en photo avec quelqu’un. Que tout ceux qui veulent du nouveau néo-prog rock saute à pied joint sur Franck Carducci (C’est une image !). On y goûte un jour, on y revient toujours.
Vous pouvez aussi commander son CDs/DVDs sur cette page : http://www.quadrifonic.com/en/87-franck-carducci

Son site (Clic).

Sa page faceBook (Clic)








1 commentaire:

  1. C'est un bel article qui résume bien le parcours musical de Franck ! Merci pour cette lecture ! (Phil, un fan depuis le début...enfin presque, depuis Oddity !)

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