samedi 2 février 2013

BEETHOVEN – Symphonie N°3 "Héroïque" – Gustavo DUDAMEL - par Claude Toon



- SONIAAA !!!! Mon petiiit…
- Pfff, pfff, oui M'sieur Claude j'arrive, qu'est-ce que je dois faire pour vous ?
- Notre amie Cat souhaite lire une chronique sur la Symphonie "héroïque" de Beethoven, la 3ème, le Top départ du romantisme en musique…
- Oui, elle me l'a fait écouter sur Arte, dirigée par Herbert Blombstedt, un grand chef de 85 ans en pleine forme… vous en aviez parlé pour Schubert…
- Bien, pourriez-vous mettre la main sur les CDs des 4 versions de Karajan et celles de : Furtwängler (1944 et 1952), Klemperer, Bernstein, Giulini, Toscanini, Schuricht, Kleiber (le père)… et les 50 autres que j'ai notés sur ce papier…
- Heuuu mais, vous allez parler de tous ? Ce sont des grands anciens certes, mais… pourquoi pas un maestro plus jeune et heuuu, disons vivant…
………………………
- Ma foi… Vous avez bien raison. Tenez, je note cette référence sur un post-it, c'est très récent, donc au catalogue, excellente idée, place aux jeunes…
- C'est parti M'sieur Claude…

Sonia aime les jeunes et la musique fraîche…



Sonia a posé une question fondamentale concernant la musique classique enregistrée ! Le patrimoine discographique s'enrichit sans cesse depuis l'invention du microsillon en 1950, et, de plus, il existe de très beaux témoignages de l'ère du 78 tours à la technique acceptable. Il est vrai que pour le grand répertoire, de Mozart à Wagner en passant par Beethoven (la liste serait longue), d'immenses artistes ont donné, tant pour l'opéra, l'orchestre ou la musique de chambre, des interprétations "historiques" que l'on nomme "références". Référence par rapport à quoi ? La musique est un art vivant a contrario de la peinture ou la littérature. On ne va pas repeindre un  Van Gogh ou réécrire Racine et Hugo dans un style "littérature de gare" pour "simplifier".
Une œuvre musicale n'existe que le temps de son interprétation et, curieusement, le disque l'inscrit dans une continuité temporelle, la grave dans le marbre. Doit-on alors, dans le contexte du sujet de ce jour, se résoudre à admettre que l'Héroïque par Furtwängler en 1944, par Karajan en 1963 et quelques autres captations d'un passé glorieux ont signé une fois pour toute lesdites versions de référence, excluant ainsi d'autres approches passionnantes mais postérieures, voire pire, renvoyant comme sans aucun objet des gravures récentes de chefs plus ou moins jeunes ? Non, car la musique deviendrait un musée, un patrimoine de belles exécutions, magnifiques, mais figées dans le passé.

Aujourd'hui, le nécessaire renouveau est assuré. Nous n'allons pourtant ni à Vienne, ni à Berlin ou à Amsterdam mais à Caracas où le fougueux Beethoven a rendez-vous avec un incroyable jeune chien fou, Gustavo Dudamel. Le phrasé parfait sera-t-il assuré ? Pas certain ! Cela dit, pour paraphraser Ferré, doit-on compter la durée des doubles croches sur nos demi-doigts de pied, ou chipoter sur la pureté des timbres des cordes ? Non, laissons-nous gagner par la folie de Ludwig, qui elle, est bien là !
- Dis donc Claude, tu philosophes aujourd'hui, et cette symphonie alors…
- Ça vient mon p'ti Rockin, mais il y a un moment que je voulais parler de ce sujet. Tu connais mon aversion pour les intégristes de "LA VERSION" (ils n'ont souvent que celle-là). Tiens à ce sujet j'en remets une couche concernant le disque de Gustavo Dudamel et je rentre à fond dans le sujet…
C'est fou ce que les teutons sont chauvins musicalement parlant. Une seule appréciation chez Amazon.de (plutôt bonne, 4*), mais le commentaire est massacré à coup de "pas utile" par des lecteurs qui ne doivent pas imaginer qu'un orchestre non allemand, dirigé par un jeunot latino puisse tirer son épingle du jeu dans cette symphonie enregistrée par les plus célèbres maestros depuis l'invention du phonographe. Curieusement, outre atlantique, les mélomanes yankee ont fait bon accueil à ce CD en notant majoritairement 5* et ne portant que des avis "utile" pour ces commentaires bien notés… En France, et bien… rien. Il faudra que je tâte le terrain… Je traduis l'un des titres US d'un commentateur : "Le jeune Dudamel nous offre la meilleure héroïque depuis des années, une lecture authentique dans l'esprit de l'œuvre".
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Le Venezuela, l'autre pays du classique


Comme beaucoup de pays sud-américains, le Venezuela a connu une vie politique mouvementée avec des périodes de dictature. Pourtant la musique classique a toujours occupé une place essentielle dans ce pays à l'instar de l'Argentine (Martha Argerich, Daniel Barenboïm). L'Orchestre des jeunes Simon Bolivar a vu le jour en 1975 grâce à José Antonio Abreu, économiste et musicien. Il sera le premier directeur artistique de l'orchestre. La manne du pétrole aidant, l'éducation musicale est très active. Il existe de nombreux autres orchestres issus de cette politique appelée ElSistema et destinée à promouvoir la musique classique dans toutes les couches de la société, y compris les plus démunies. A noter que la musique latino-américaine fait partie d'un large répertoire au même titre que celui de tradition occidentale. La participation comme chefs invités des grands noms internationaux de la direction a conduit l'orchestre Simon Bolivar à un haut niveau d'excellence.
En 1999, Gustavo Dudamel est nommé Directeur musical de l'Orchestre. Il a 18 ans !!!
Le jeune prodige est né en 1981. Il apprend le violon dès l'âge de 10 ans. Il est l'élève de José Antonio Abreu. En 2004, à 15 ans, il est lauréat du prix "Gustav Mahler". Quelques années de perfectionnement auprès de Claudio Abbado, Daniel Barenboïm et Simon Rattle… et le voici prêt pour une carrière brillante et précoce.
En 2009 (28 ans), il est nommé directeur de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles, succédant à Esa-Pekka Salonen (chef de 1992 à 2009) mais de facto à André Previn, Carlo-Maria Giulini, Zubin Mehta, Klemperer si on remonte le temps… Excusez du peu !
Il a déjà signé quelques disques marquants dont les symphonies 5,7 et 3 de Beethoven et le CD Fiesta, une anthologie enfiévrée de pièces de compositeurs latino-américains.
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Beethoven – Dudamel : Symphonie N°3 "Héroïque"



Je ne reviens pas sur la biographie de Beethoven déjà détaillée dans ce blog : le Concerto "empereur" (clic), celui pour violon (clic) et l'incontournable 5ème symphonie (clic).
1803. Beethoven est devenu un compositeur accompli et célèbre en ce début du XIXème siècle. Depuis 1796, l'homme dénie la misanthropie qui pourtant le gagne à cause de sa surdité qui empire inexorablement. De compositeur-interprète, Beethoven sait qu'il devra se limiter à compositeur. Est-ce de sa révolte intérieure que va naître la symphonie qui va révolutionner l'histoire de la musique ? Possible. Et de rage, Ludwig va frapper fort, très fort ! En 1802, la 2ème symphonie encore inachevée, Beethoven entreprend l'écriture de la suivante… Jusqu'à cette date, les symphonies de Haydn ou Mozart ne durent que 20 à 30 minutes, et suivent les formes traditionnelles. Elles sont belles, amusantes ou sentimentales dans le bon sens du terme, mais résolument classiques... Beethoven va faire exploser le genre.
Avec la symphonie N°3, Beethoven ne se limite plus à composer comme ses maîtres. Il y met ses tripes, sa détresse, ses coups de gueule et sentiments humanistes… Le romantisme musical est né, avec l'expression sans retenue des états-d’âmes, la fureur, la peur et l'enthousiasme confrontés. Les dimensions de l'ouvrage (50'), sa richesse et sa force mélodique en font une partition moderne et sans concession, sans équivalent à cette date. Et puis cette œuvre se veut militante. Beethoven, enthousiasmé par Bonaparte qui semble un temps avoir donné la démocratie à la France après les excès révolutionnaires, dédie sa symphonie à "Napoléon", mention inscrite sur la partition. Mais en 1804, pendant la composition de la symphonie, le consul Bonaparte se fait couronner empereur et prend les pleins pouvoirs. Beethoven, écœuré, biffe rageusement la mention à en déchirer le papier. Le sous-titre deviendra "Eroica…"
En quatre mouvements, la symphonie conserve une orchestration classique (2/2/2/2, 3 cors, 2 trompettes et 2 timbales).
1 – Allegro con brio : Deux accords en tutti, violents et syncopés introduisent l'allegro. Ah, ces motifs puissants qui vous attrapent par le col ! On retrouve ce principe dans toutes les symphonies ultérieures. La 5éme (Pam pam pam paaaam) et à la 7ème commence également dans une dramatique et brève énergie. Les 6ème et 9ème s'ouvrent différemment, mais sur des motifs immédiatement accessibles, chaleureux dans l'une, mystérieux dans l'autre. C'est l'effet Beethoven : ne pas chercher à plaire mais à surprendre, voire choquer. Dans notre symphonie "héroïque", le premier thème, victorieux, se déploie aux cordes avec quelques notes des bois.
Gutavo Dudamel réussit son entrée même avec des cordes un peu ternes et une mise en place parfois imprécise. Cela dit, c'est jeune, impétueux, joyeux, avec un tempo quasi idéal, c’est-à-dire énergique mais sans brusquerie. Bref c'est merveilleusement beethovénien ! Il y a une juvénile précipitation qui ne gomme aucune note. On ne s'ennuie pas, surtout si on connait déjà l'œuvre. Le jeune chef met très bien en relief la marche inflexible voulue par Beethoven, et aussi le contraste entre les éclats et les interrogations, ce sentiment de lutte intérieure. Même si on note par-ci par-là des timbres imparfaits, des cors un peu secs (en comparaison avec des phalanges comme les philharmonies de Vienne ou Berlin bien entendu), l'ensemble est d'une belle cohérence. Ils sont parfaitement dans le coup à Caracas !
2 – Marcia funebre : Adagio assai : cette page est la plus connue et sans doute la plus célèbre. Elle a été jouée plus ou moins à bonne escient lors de cérémonie diverses, comme à Munich lors du drame des jeux olympiques en 1972…
Une lente et funèbre procession aux cordes voit son sombre motif rythmé repris au hautbois à [35"]. Les cordes font songer à un lointain roulement de tambour d'une sonnerie aux morts, un hommage aux héros disparus diraient certains. [1"12] Une seconde mélodie aux cordes se fait mélancolique. Gustavo Dudamel respecte son tempo à la lettre. Là où Furtwängler atteignait des sphères métaphysiques de requiem, grâce à un rubato dont lui seul avait le secret, Gustavo Dudamel gagne en gravité tout en donnant une tristesse plus humaine à la musique. [5'03"] Une autre idée plus victorieuse se déploie mais toujours avec en fond une rythmique obsédante. Le jeune chef met en place avec habileté les pupitres. Le discours s'écoule clairement pour nous faire partager sans ennui cette longue plainte nostalgique qui caractérise la nouveauté de l'écriture de l'œuvre. Il faut quand même noter que Joseph Haydn a écrit une magnifique et pure symphonie "funèbre" en 1770. C'est la N°44, courte, avec une orchestration très légère. Son émouvant adagio fut joué à la mort de Haydn. Pour revenir à Beethoven et Dudamel, le tragique développement central se déploie sans emphase ni excès triomphaliste. Cette interprétation continue de nous surprendre par sa cohésion. Beaucoup de chef en fond parfois "des tonnes" dans cette marche funèbre… Wagner, dans son livre "Beethoven" écrivait à propos de cet adagio "… Les sensations… qui vont de la douleur au sublime, et du sublime à la plus tendre mélancolie, à l'abandon final dans ce souvenir infini… ". (éd. Aubier.)
3 – Scherzo – Allegro Vivace : Nouvelle preuve de l'innovation et du virage romantique : Beethoven utilise le 3ème mouvement comme une pause obligée après les tensions dramatiques de l'adagio, le retour à la sérénité voire à la joie pour son héros. Pas un menuet pour "meubler". Non ! Le compositeur, pour reprendre les termes de Wagner, nous présente "un homme aimable, joyeux et qui vagabonde". Gustavo Dudamel joue ce mouvement allègre avec un staccato élégant. Dans le trio, les cors sont parfaitement justes et dialoguent gaiement.
4 – Finale – Allegro Molto : Le dernier mouvement est complexe en apparence. Les idées musicales sont nombreuses. Beethoven conclut sa symphonie en apothéose par une synthèse de ce qu'il sous-entend par "héros" dans le sous-titre de la symphonie. Beethoven enchaîne avec une rigueur et une grande simplicité formelle tous les matériaux sans chercher à imposer des formes contrapunctiques savantes qui dérouteraient l'auditeur. Je ne vais donc pas analyser en profondeur ce magnifique morceau. Gustavo Dudamel le fera bien mieux que votre rédacteur. L'équilibre entre tous les pupitres est vraiment excellent. On peut recommander objectivement cette réalisation pour découvrir ou redécouvrir l'œuvre. Tout y est, exemple : le chant magique des bois [6'30] suivie de la rêverie des cordes. Certains pourraient rétorquer que Dudamel ne prend pas de risque, déjoue la fougue furieuse qui sied à ces variations. C'est possible, mais en évitant des tempos et un discours fracassants, c'est la richesse, la beauté sonore, et l'imagination totale d'un Beethoven impétueux qui en sortent vainqueurs.
Le CD est complété par l'ouverture des créatures de Prométhée, un ballet dans lequel Beethoven puisa des idées pour le final de la symphonie N°3, et par l'ouverture d'Egmont, héroïque aussi par son propos. Choix judicieux de compléments.
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Discographie alternative



Elle est immense. Posséder plusieurs versions de ce chef-d'œuvre de la musique est assez logique. Je propose une petite sélection des disques reconnus comme incontournables dans l'histoire de l'Héroïque. Aucune ne décevra. Les conceptions ont beaucoup évoluées en fonction des époques et du tempérament des interprètes. On ne peut ignorer Wilhelm Furtwängler qui entretenait une relation fusionnelle avec Beethoven. Il existe 9 versions par ce chef légendaire. Fin 1944 à Vienne, l'effondrement des villes allemandes sous les bombes alliées n'influe en rien sur l'approche métaphysique du maître. Furtwängler s'isole du désastre avec la musique. Aucun détail ne nous échappe malgré le son d'un autre âge. Quelle grandeur poignante, un univers sonore surnaturel qui défie toute analyse. Le célèbre rubato de Furtwängler atteint la grâce… Et non, ce n'est pas lent du tout !!! (Tahra - 6+/6).
Herbert von Karajan a enregistré 4 fois le cycle beethovénien. Avec le Philharmonia en 1955, mais EMI a raté le remastering. Le son acide met hors-jeu la fougue du jeune maestro. Ma préférence va à l'intégrale à Berlin en 1963 (Dgg - 6/6). Jamais le son n'a été aussi bon. L'esprit se veut pathétique, certains tutti donnent la chair de poule. Les remakes des années 70 (trop nerveuse) puis 80 en numérique n'apporteront rien de très nouveau.
J'ai un plaisir total lors de l'écoute de Carlo-Maria Giulini à Los Angeles. Les tempos sont lents (57') mais le discours s'intériorise, la richesse mélodique et orchestrale se déploie sans emphase. Le jeu des bois est hors norme. Beethoven nous est décrit moins furieux, plus apaisé. Giulini tourne le dos aux exécutions engluées dans le dramatisme jusqu'à la caricature (1979Dgg - 5/6).  Idéal pour découvrir l'œuvre sous toutes ses facettes, mais un CD a priori difficile à trouver…
Ne pas oublier l'interprétation sculptée dans le marbre, incandescente, d'Erich Kleiber en complément de la 5ème commentée il y a quelques mois (Decca1951 - 6/6).

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Vidéos



1 - L'intégrale de la symphonie en concert par l'orchestre Simon Bolivar dirigé par Gustavo Dudamel. Surement à cause de la taille de la salle, le jeune chef a doublé le nombre de bois. Karajan faisait la même chose pour les films tournés avec H.G. Clouzot… Pas simple les problèmes d'acoustique pour jouer des œuvres prévues pour les petites salles…
[0] allegro - [14'05"] Marche Funèbre - [30'55] Scherzo - [36'17] Finale







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4 commentaires:

  1. pat slade2/2/13 11:10

    J'ai écouté longuement et plusieurs fois la deuxième vidéo ( un régal!)et mon tiercé sera Giulini (version que j'ai en vinyle), Karajan et Abbado. Giulini qui nous avait fait une magnifique version de la symphonie N°1 "Titan" avec le Chicago chez EMI en 1971. En restant dans le sujet, qu'elle fougue dans la direction de ce jeune chef !J'aimerais bien l'entendre dans le répertoire Berliozien.

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    1. pat slade2/2/13 11:12

      symphonie n°1 "Titan" de Gustav Malher évidement !

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  2. Amusant, ton tiercé dans l'ordre pour cette vidéo est également le mien.....
    Mon coeur oscille en la "Titan" de Chicago de Giulini en 1971 (le coté mystérieux du Feierlich - frère Jacques...) et celle De Bernstein II à Amsterdam en 1986 pour la folie.....
    Ce jeune homme devrait aller loin. Il passe d’ailleurs à Pleyel le vendredi 13 avril (j'espère qu'il n'est pas superstitieux) pour remuer le philharmonique de Radio France dans un programme Brahms.... prometteur (la 3ème et la 1ère symphonie....)
    Et, cerise sur le gâteau, de nouveau à Pleyel en juin avec le... Concertgbouw d'Amsterdam... au programme : de la musique contemporaine latino (sur des textes de Pablo Neruda) et la symphonie du Nouveau monde !!!!

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  3. pat slade2/2/13 17:38

    Je viens de réecouter la version de Toscanini avec le NBC Symphony Orchestra de 1953 ( chez RCA),dans la version du colérique chef italien à l'oreille parfaite(trop?), je ne ressent rien dans le deuxième mouvement, c'est droit net et précis! Mais rien à dire dans l'allegro con brio ,il déchaîne la foudre.

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